Quel gouffre entre les affichages et la réalité !
En ouverture de la séance de négociation du 28 janvier 2010 sur la GPEECC, Force Ouvrière a fait la déclaration jointe à ce tract.

déclaration FO à l’ouverture de la réunion du 28/01
En effet, pour Force Ouvrière, une GPEC « positive » devrait viser à préparer les salariés au maintien, à l’adaptation et au développement de leurs compétences en utilisant la formation professionnelle de façon intelligente pour faire face aux évolutions. Cela signifie que les emplois, les métiers doivent être analysés sur le moyen et le long terme pour identifier les besoins.
Dans la réalité, les pratiques patronales courantes visent à utiliser la GPEC exclusivement pour « dégraisser » les effectifs et reclasser « manu militari » les personnels contre leur gré, ou pire, déguiser les licenciements économiques en départs « volontaires ».
Ainsi à l’AFPA, depuis le 19 novembre, les réunions se succèdent, la direction ne communique pas de comptes rendus et ne diffuse pas de documents concrets sur les anticipations des évolutions des métiers et des emplois.

GPEECC : Courrier au Directeur Général
Force Ouvrière déplore l’absence de réponse à l’ensemble de ses questions et l’absence d’avancées au cours des séances dites « de négociation » sur la GPEECC.
Des principales revendications de Force Ouvrière, que reste t-il ?
La visibilité : l’analyse anticipative des métiers et des emplois est écartée par manque d’éléments transmis par la direction.
La mobilité basée sur le volontariat : la direction impose la mobilité à l’initiative de l’employeur, dont on sait qu’elle est l’antichambre des départs !
Les candidatures internes prioritaires : la direction ne s’engage pas sur la mobilité interne prioritaire, pas de systématisme, pas de transparence, pas de recours.
Ce que Force Ouvrière dénonce :
La Direction dépeint la Bourse Emplois Formateurs comme un vivier de ressources pour la mobilité temporaire « volontaire ».
La direction traque la sous activité des formateurs, le rendement des personnels d’appui et de service, l’indiscipline de l’encadrement !
La direction laisse de coté les référentiels emplois et crée une typologie des métiers de l’Afpa.
La direction ne décrit aucun dispositif, n’indique pas les étapes et les délais et néglige de préciser leur conduite, leur management et leur formalisation.
Pour Force Ouvrière, une seule question compte, quels sont les droits ou les garanties que le texte octroie aux salariés ?
Or, nulle part dans le projet de la direction générale et dans ses interventions, nous ne trouvons mention de droits ou de garanties !
Le projet présenté par la direction comporte de multiples dangers pour les droits des salariés, ce qui interdit selon nous, qu’un syndicat puisse le signer !
Pour Force Ouvrière, les dispositifs et les mesures d’accompagnement de la GPEECC ont pour seule vocation de conduire la politique de réduction des effectifs du plan stratégique. Il ne s’agit pas de mener une gestion des emplois et des carrières et encore moins d’apporter une amélioration de l’organisation et des conditions de travail !
Non !
Force Ouvrière ne peut pas continuer de participer à des réunions qui dynamitent les droits individuels et collectifs des salariés et contribuent à l’intégration des organisations syndicales !
Le 28 janvier 2010, c’est calmement mais fermement que Force Ouvrière a quitté la table des négociations.
Seules des réponses concrètes à nos revendications seraient de nature à nous y ramener !
GPEECC -réunion du 28/01-Force Ouvrière, et le syndicat SUD ont fait la déclaration suivante avant de quitter la séance :
Les organisations syndicales Force Ouvrière et Sud solidaires relèvent depuis l’ouverture des réunions dites de négociation GPEC :
Le manque de documents concrets sur la gestion anticipative des emplois et des effectifs,
Une communication du projet GPEECC sans déclinaison de processus identifiés,
L’absence de comptes rendus des réunions,
L’absence de réponses aux questions formulées,
Le refus de prendre en compte les revendications sur la notion de volontariat,
La direction reconnaît ne proposer qu’un cadre dans la GPEC qu’elle mettra en œuvre à sa convenance au fur et à mesure de ses besoins.
En conséquence les organisations syndicales Force Ouvrière et Sud solidaires constatent que le projet soumis à la négociation par la direction générale a pour seul but d’organiser la mobilité à l’initiative de l’employeur pour tous.
Dans ces conditions, les organisations syndicales Force Ouvrière et Sud Solidaires ont décidé de quitter la table des négociations.