Une réunion des syndicats CGT, CFDT, FO et SUD s’est tenue le 2 mars pour tenter de rapprocher les points de vue afin d’aboutir à une action commune.

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En préalable, la CGT a proposé un appel à un mouvement le 23 mars sur des revendications générales et des revendications AFPA.
Notre syndicat, en accord avec la position de la confédération Force Ouvrière, n’a pas souhaité s’associer à un mélange de revendications qui ne pourrait qu’apporter la confusion.
La CGT a également proposé une pétition des salariés de l’AFPA exigeant : « pas de mobilité contrainte, pas de repositionnement arbitraire, la levée immédiate du gel des embauches »….
Pour Force Ouvrière, ce sont autant de mesures du plan stratégique qui exigent que l’on formule clairement comme revendication le retrait de celui-ci.
Afin de trouver une issue acceptable par tous, Force Ouvrière a soumis un projet de communiqué commun (voir plus bas, ou cliquez ici), reprenant les revendications de la pétition et posant comme incontournable la demande du retrait du projet stratégique.
SUD n’a pas souhaité s’associer à la pétition proposée par la CGT, estimant que sa finalité n’était pas claire et qu’il n’y avait pas d’appel à une action pour le retrait du plan stratégique que SUD demande également.
Elle n’a pas souhaité non plus s’associer au mouvement du 23 mars à cause, là aussi, de la confusion sur les revendications.
Le débat qui a suivi a montré que la position commune de la CGT et de la CFDT consiste à ne pas exiger le retrait du plan stratégique tout en espérant sa modification et l’ouverture d’autres perspectives en obligeant la Direction générale à négocier.
Pour Force Ouvrière, il est démontré financièrement et socialement que ce plan et ses orientations aboutiront à la destruction de notre association.
Un cabinet externe a fait les mêmes analyses.
La direction engage un plan stratégique qui devrait selon elle pérenniser l’AFPA tout en mettant en place une mesure de gel des embauches : c’est demander à un sprinter de courir avec deux boulets aux pieds !
La CGT affirme qu’elle veut agir et intervenir auprès de la direction pour modifier ces orientations.
Pour Force Ouvrière, si le plan stratégique relève de la responsabilité et du pouvoir de la direction, la défense des intérêts matériels et moraux des salariés relève quant à elle de la responsabilité d’une organisation syndicale, il ne peut y avoir de cogestion.
Demander le retrait de ce plan, c’est revendiquer dans l’intérêt des salariés de l’AFPA.
La CGT et la CFDT considèrent que la mobilité contrainte est une conséquence du plan alors que pour Force Ouvrière il est clair que c’est un levier et une mesure qui permet de le mettre en œuvre.
La CGT nous laisse entendre qu’il ne faut pas s’opposer systématiquement aux changements.
Force Ouvrière réaffirme qu’il y a une marge entre l’adaptation de l’AFPA aux changements et l’adhésion à des décisions qui détruisent l’association.
La CGT nous reproche d’avoir quitté la GPEC et affirme pouvoir obtenir
des avancées notamment sur la mise en place des plates formes.
Comment le croire alors que les mobilités vers les plateformes sont en passe d’être mises en œuvre ?
La CGT nous affirme que le caractère contraint de la mobilité peut encore être négocié.
Pour Force Ouvrière, c’est totalement illusoire, il suffit pour s’en convaincre de lire les articles 4 et 9 des nouveaux contrats des formateurs déjà mis en place et qui font de ceux-ci des salariés contraints à la mobilité au gré des marchés et des financeurs !
A Force Ouvrière, nous considérons que la négociation pour être possible doit être loyale ; elle ne peut pas être menée si son but est d’amener les organisations syndicales à accompagner les décisions de la direction.
Si le champ de la négociation s’arrête à des mesures financières d’accompagnement de la mobilité contrainte, alors non, nous ne pouvons plus négocier !
Pour Force Ouvrière, la seule alternative pour l’avenir de notre association et de son personnel c’est le retrait de ce plan stratégique dont le soutien par l’encadrement, directement concerné par celui-ci, reste à démontrer contrairement à ce qu’affirme la Direction générale.
Dans cette situation de division qui ne permet pas l’action déterminée des salariés, Force Ouvrière a pris ses responsabilités et continuera de défendre leurs intérêts individuels et collectifs contre les conséquences de ce plan de démantèlement de l’AFPA.
Montreuil, le 4 mars 2010.
Proposition de communiqué faite par Force Ouvrière.
Réunis le 2 mars 2010, les organisations syndicales constatent que :
Après les CCE des 10 et 11 février et des 23 et 24 février, la course à la productivité et à la diminution de la masse salariale se confirment.
Elles réaffirment leur opposition au démantèlement de l’AFPA dans ces missions de service public et demandent le retrait du plan stratégique, instrument de ce démantèlement.
Elles appellent les salariés à se réunir dans tous les établissements pour établir les revendications :
Levée immédiate du gel des embauches,
CDIsation des salariés sous contrat précaire,
Pas de mobilité contrainte,
Pas de repositionnement arbitraire,
Pas de sous-traitance.