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Publié le 10/11/2016

N’est-il pas temps de songer à se mobiliser ?

Télécharger le document en suivant ce lien : Êtes-vous toujours sûr et certain de conserver, en l’état, votre contrat de travail actuel ?
Trois informations à mettre en parallèle…

La première provenant de l’ordonnance portant création de l’EPIC : «  La ou les filiales de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes deviennent filiales de ce même établissement et s’y substituent en tant qu’employeurs des personnels titulaires d’un contrat de travail conclu antérieurement. ».



La seconde, extraite de la même ordonnance stipule : « d’exercer les activités qui constituent le complément normal de ses missions de service public et sont directement utiles à l’amélioration des conditions d’exercice de celles-ci, notamment :
a) En contribuant à la politique de certification de l’Etat […] ;
b) En participant à la formation des personnes en recherche d’emploi  ;
c) En participant à la formation des personnes en situation d’emploi.
Les activités prévues aux b et c sont mises en œuvre au moyen de filiales crées dans les conditions mentionnées à l’article L.5315-6 ; »

Sauf à ne plus savoir lire, il est donc dit, en négatif, que l’EPIC (de service public) serait donc uniquement constitué d’un staff national, de ce qu’il restera de l’actuelle DI additionnés d’un service en charge de la gestion du patrimoine cédé par l’Etat.

Ce dernier aurait vocation à louer, vendre si besoin les centres dévolus. Mais aussi à accueillir toutes actions en direction des demandeurs d’emploi, quel que soit l’organisme de formation prestataire.

Il n’est dit nulle part que ces actions de formation seraient nécessairement menées par l’une des deux filiales de l’AFPA…

Êtes-vous sûr de conserver votre emploi au sein de cet EPIC bénéficiant (généreusement) de la garantie illimitée de l’Etat ?

La dernière de ces informations, issue du rapport du FPSPP (fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels) transmis au Parlement ce 17 octobre 2016, indique à nos députés que l’effort de 207 M€ fourni au titre de sa participation au plan 500 000, ne pourra pas être poursuivi en 2017, comme prévu.

Un constat : ce nouveau périmètre de l’EPIC n’aurait plus ni la compétence, ni la capacité à alimenter en activités les deux filiales. Et l’activité tant attendue devrait être trouvée entièrement sur un champ concurrentiel, sans plus de secours, quel qu’il soit, de l’Etat.

Êtes-vous sûr que les filiales de l’AFPA survivront avec le même niveau d’activités qu’aujourd’hui, par ailleurs déjà insuffisant au regard de la masse salariale ?

Êtes-vous sur de conserver un emploi dans une des 2 (au minimum) filiales de l’AFPA ?

Êtes-vous sûr de ne pas être d’accord avec la revendication suivante :
Retour d’une AFPA nationale de service public sous financement de l’Etat pour ses activités vers les demandeurs d’emploi ?

Et, au vu des 3 nouvelles ci-dessus, pensez-vous que des Organisations Syndicales de l’AFPA responsables, puisque censées défendre les intérêts matériels et moraux et donc l’emploi des salariés qui ont voté pour elles, peuvent faire autrement que d’appeler les personnels à la mobilisation, au débrayage et/ou à la grève ?


Montreuil le 10 novembre 2016


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