Retour à la liste des articles de la rubrique ACTUALITé

Publié le 29/09/2016

Luttes de pouvoir autour du démantèlement de l’AFPA

Télécharger le document en suivant ce lien : Force Ouvrière
Jeudi de la semaine dernière, ce qui s’apparente à un véritable conflit de pouvoir s’est joué entre l’Association des Régions de France (ARF) et la secrétaire d’Etat à la Formation professionnelle.

Cette passe d’armes pré-électorale a fait l’objet d’une dépêche de l’AEF, mise en ligne, dans un premier temps, sur la page d’accueil d’Agora AFPA mais très rapidement soustraite par une direction qui venait d’en mesurer la portée exacte…

Les contestations de l’ARF portaient sur les projets d’ordonnance et de décret liés à la transformation statutaire de l’AFPA en EPIC qui doivent être prochainement présentés au Conseil d’Etat : constitution du Conseil d’Administration mais aussi rendus-comptes de l’activité régionale AFPA des DR AFPA aux Conseils Régionaux Emploi Formation Orientation Professionnelle pilotés par les Conseils Régionaux ainsi que demande de filialisation pour toutes les activités de formation …

Ils n’ont pas obtenu l’ensemble de ce qu’ils réclamaient (ainsi que le transcrit une nouvelle dépêche parue cette semaine) mais l’alternance politique pourrait peut-être faire ce que le gouvernement actuel, en quête de voix, ne peut aujourd’hui défaire…

Outre les problèmes de fond, toutes les Organisations Syndicales de l’AFPA dont au premier rang, ont bien compris que c’était là une occasion, pour les présidents de régions, de poser une pierre blanche avant des échéances électorales qui pourraient bien, dès 2017, changer complètement le périmètre d’un EPIC tel que « rêvé » aujourd’hui par une gouvernance dépassée par les enjeux politiques en matière de gouvernance mais aussi, et surtout, en matière d’organisation statutaire de l’AFPA.

Ainsi, le syndicat de l’AFPA affirme que l’accord tout récemment trouvé suite à cette « passe d’armes » n’offre aucune garantie politique à très moyen terme (tout au plus en 2017).

Le syndicat de l’AFPA maintient que la création de l’EPIC ne changera en rien les obligations économiques liées à sa survie.

Sur le dos de l’AFPA se règlent des différends très politiciens en perspective d’échéances électorales. Le gouvernement actuel cherche peut-être à faire oublier que les demandes de l’ARF ne font que s’appuyer sur la régionalisation de la Formation Professionnelle inscrite dans les lois de 2004 et 2014…

Ceux qui sont en responsabilité, aujourd’hui mais aussi ceux qui le seront demain en 2017, à commencer par l’Etat qui a abandonné ainsi toute compétence en matière de Formation Professionnelle, feraient mieux de :

  Elaborer d’une politique nationale d’investissement dans la formation professionnelle des demandeurs d’emploi, à commencer par l’AFPA, dernier instrument parapublic hexagonal dans ce domaine, pour accompagner une reconquête de la production industrielle sur le territoire national,  Travailler à un développement fléché de l’activité de l’AFPA (quelle que soit sa définition statutaire) sur le moyen et le long terme pour relever les défis qui se présentent à nous,  Conforter les salariés sur leurs missions de service public national et améliorer leurs conditions de travail pour donner les moyens de la réussite des stagiaires.

Voilà, aujourd’hui, ce qu’attendent les salariés et Force Ouvrière avec eux .


Fermer cette fenêtre X

Adhérents

Afin de profiter de toutes les ressources du site, identifiez-vous