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Publié le 22/09/2016

Déclaration commune des élus au CCE du 14 septembre 2016

Télécharger le document en suivant ce lien : Licenciement pour délit de grande gueule ?
Licenciement pour délit de désaccord pédagogique ?
Licenciement en vue d’économie de charges salariales ?



Les 3 !, ma directrice, pour non-respect du respect dû à sa hiérarchie de proximité !

Les 3 !, mon directeur RH régional, par respect des consignes nationales !

Les 3 !, mon directeur régional, par souci de sauvegarder la « cohésion managériale » !

Les 3 !, mon DRH national, afin de « faire la poussière » avant d’en parvenir, in fine et si besoin, au PSE libérateur !

Les 3 !, mon directeur général, dans un souci de sauvetage, par la seule réduction des charges, d’un équilibre économique structurellement déficitaire d’année en année, EPIC ou pas !

Les 3 !, mon président, afin de démontrer, à l’Etat et l’Europe que la gouvernance tient fermement la barre, sans faiblesse envers ces futurs nantis du SPE jugés défaillants !

Etat de bons et loyaux services ?

Qualité de salarié protégé (il est DSL dans son établissement) ?

Reconnaissance de ses pairs, de son Ingénieur sectoriel, de ses collègues ?

Mouvements de soutien au-delà du centre, de sa région, de son syndicat, du CCE ?

Calembredaines du point de vue du management... !

Faudrait-il en finir, par voie de CPND ? Il en irait de la réputation de l’AFPA, de son image auprès de nos commanditaires, de la nécessaire subordination du salarié envers sa hiérarchie !

Il faut faire un exemple à l’aube de cette nouvelle ère sous une nouvelle direction !

Voilà ce qui menace un formateur de Lorient qui, jusqu’en juin de cette année, n’avait pas grand-chose à se reprocher, pas grand-chose qu’on lui ait reproché non plus du côté de cette hiérarchie qui, aujourd’hui, le met au banc des accusés.

Paroles de hiérarchiques contre paroles de salarié en situation de subordination, pot de terre contre pot de fer : depuis cette date, il est devenu mauvais (une seule enquête stagiaires négative à l’appui après des années de satisfecit), voire nocif pour la réputation de notre institution !

La future AFPA adapte sa gestion des ressources humaines aux pratiques de la pire des entreprises libérales !

A tel point qu’il a été jugé bon de le mettre à pied, bon de le renvoyer chez lui sans plus d’explications, bon d’instruire contre lui, et hors de sa présence, un dossier à charge auprès de certains stagiaires (tous, nous dit-on, ne nourrissent que de bonnes intentions à son égard...), bon de le convoquer à un entretien préalable à sanction pouvant amener à un licenciement.

Et, que croyez-vous qu’on lui ait demandé à l’issue de cette entretien qui, bien sûr, ne préjuge pas de la décision finale (le renvoyer ou non devant une CPND qui statue à chaque fois sur la mise à la porte) ?

Ce qu’il compte faire en matière de « contrition » pour conserver son emploi...
L’institution AFPA, célèbre organisme de formation, ne s’est posé pour sa part, à aucun moment, la question de ce qu’elle pourrait faire pour améliorer (puisque elle en déclare le besoin) les qualités d’accompagnement des stagiaires de notre formateur dont, par ailleurs, tous les commanditaires privés se montrent enchantés.

Cette histoire, au-delà du cas de notre collègue, que nous soutiendrons jusqu’au bout et par tous les moyens, traduit assez la « politique » RH nouvelle.

Pas de PSE dans l’immédiat, certes, mais, afin de réduire les coûts de production, une chasse tous azimuts de ces onéreux CDI qui, de plus, ne veulent pas brader leurs prestations de formation, même lorsqu’elles ont été conquises de haute lutte sur le « marché » concurrentiel de la formation.

Vous qui n’êtes pas formateur « associé », CDI en intérim ou autre CDD, vous qui tenez à la qualité de vos prestations, vous qui osez discuter les consignes d’un management rompu à la pratique de ce qu’ils appellent le « dialogue social », tremblez !

Le maintien dans votre emploi ne tient plus désormais qu’à votre docilité et à votre empressement à appliquer les nouvelles consignes en vigueur avec la refondation de notre pédagogie, et aussi à votre rentabilité, à votre productivité. Economie de moyens et production à bas prix obligent !

Le DG précédent disait assez, à qui voulait l’entendre, que tous les voleurs et profiteurs au sein de notre institution devaient relever de la mise à la porte. A juste titre !

Il n’avait rien dit sur ceux que la nouvelle direction qualifierait aujourd’hui de râleurs (impénitents ?).

La philosophie de notre nouvelle direction aurait-elle changé ?

Clémence pour les voleurs et les profiteurs, exclusion définitive pour les râleurs et les résistants à la nouvelle doctrine ?

En conclusion, cette affaire sera pour les élus du CCE ainsi que pour l’ensemble des OS un excellent test sur les intentions de la direction en matière de gestion des RH et de « dialogue social ».

A suivre donc.
Bas les masques !

Montreuil le 14 septembre 2016


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