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Publié le 30/10/2017

L’AFPA plus que jamais en danger.


Après 2 plans de refondation, le constat est lourd :

- une trésorerie en berne avec une dette à court terme de 192M€,
- une activité qui baisse inexorablement,
- des emplois qui s'envolent,
- des dettes supplémentaires (actes notariés, taxes foncières, taxes d’apprentissage, dette domaniale…).

Ce résultat est celui d’une politique d’austérité menée par le président Barou qui a mis en place2 plans de refondation. Le but ultime étant de faire sortir l’AFPA de son rôle historique de Service Public. En la cassant si besoin !

En somme, le Président Barou s’est présenté à nous comme un « chevalier blanc » sauveur de l’AFPA et il part en laissant une trésorerie dans le rouge et une activité en berne. Nous pourrions dire : le rat quitte le navire.

Sans oublier, la transformation de notre Association en ÉPIC, que lui-même a appelé de ses vœux.

Dans toutes les instances et très fermement en CCE, Force Ouvrière était bien seule pour dénoncer les dangers liés aux décisions de Monsieur Barou qui, lui-même, lors de son audition devant la Commission des affaires sociales du Sénat et en réponse aux questions de sa Présidente Madame Anne David, indiquait : « Et je ne parle pas là de la forme juridique de l’organisme, sur laquelle on a beaucoup glosé : vaut-il mieux un établissement public industriel et commercial (EPIC), une société anonyme ou une association ? Pour moi (Y Barou), cette dernière forme (Association) est la plus moderne ».

Force Ouvrière l’avait annoncé, à maintes reprises, l’Épic allait fragiliser notre AFPA et créer plus de problèmes que d’en résoudre. Les faits nous ont, une nouvelle fois, donné raison.
Pour Force Ouvrière, la raison majeure de son départ n’est qu’un prétexte. Il serait en désaccord sur le modèle économique ou bien encore la stratégie numérique. Nous doutons.

L'important aujourd’hui est de savoir ce que nous prépare l’État dans les cuisines du Conseil d’Administration et à quelle sauce nous allons être mangés.

Combien de centres de formation pour l’AFPA ?
Avec combien de personnel ?
Avec quel budget ?

Pour Force Ouvrière, rien n’est inéluctable ! Nous demandons, le retour des financements publics de l’Etat, permettant à l’AFPA de revenir à ses missions traditionnelles de Service Public.

Il est temps aujourd’hui de nous faire entendre haut et fort.

Nous avons à défendre, toutes et tous, ce que doit être l'AFPA, sa place dans le paysage du Service Public de la Formation Professionnelle des Adultes, et pour ce faire, la mobilisation et le grève sont à l'ordre du jour.


Montreuil, le 25 octobre 2017.


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