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Publié le 23/09/2010

FRAIS DE SANTE : POURQUOI FORCE OUVRIERE NE S’ASSOCIE PAS A LA PETITION DE LA CGT ET DE LA CFDT ?



Depuis le début de l’affaire des frais de santé, Force Ouvrière a pris ses responsabilités. Il serait bon que chacun en fasse autant, en n’oubliant pas ses prises de position présentes et passées.A Force Ouvrière, nous n’avançons pas masqués comme le font dans cette pétition les syndicats CGT et CFDT, en omettant d’indiquer qu’ils se sont, l’un comme l’autre, prononcés pour la mise en place d’un régime obligatoire de frais de santé applicable aux salariés de l’AFPA et à leur famille.
Force Ouvrière s’oppose à la mise en place d’un régime obligatoire de frais de santé parce que :

 à terme, sa généralisation dans les entreprises va détruire le dispositif solidaire de la sécurité sociale conquis par les luttes de la classe ouvrière, ce n’est pas en imposant une mutuelle obligatoire dans les entreprises que l’on fera cesser la baisse continuelle des remboursements des soins médicaux et pharmaceutiques de la sécurité sociale, bien au contraire, cela va inciter les politiques à accentuer cette tendance, même si à ce jour, les cotisations aux mutuelles peuvent encore paraître attractives, elles vont rapidement subir des augmentations. Déjà le projet de loi de finances 2011 sur le financement de la sécurité sociale prévoit de revenir sur une partie des exonérations de charges dont bénéficient aujourd’hui les régimes obligatoires, alors que le taux de chômage avoisine 10% de la population active, accepter ce système reviendrait à admettre que seuls ceux qui ont un emploi pourraient bénéficier d’une couverture santé efficace. Peut-on prôner la solidarité en opposant les « nantis » que seraient les travailleurs aux « assistés » que seraient les exclus du marché du travail ? Ce n’est pas notre conception de la défense des salariés.

Les défenseurs des régimes obligatoires revendiquent une modulation de la contribution patronale tenant compte du niveau de salaire : cela ne fait qu’accentuer les inégalités entre les différents niveaux de la grille salariale et ce, quel que soit le taux de participation de l’employeur ; la démonstration en a été faite à la dernière réunion de négociation. Pour Force Ouvrière, l’augmentation du pouvoir d’achat et la réduction des inégalités salariales doit passer par une politique d’augmentation générale des salaires.

Force Ouvrière le réaffirme, en matière de frais de santé, la liberté de choix doit être laissée à chacun, et il n’est pas admissible que l’on impose à des salariés d’abandonner leur mutuelle, ou de payer deux fois.

Enfin, Force Ouvrière continue de demander, suite à la décision rendue par la cour d’appel de Paris, le retour de la garantie « chirurgie-maternité » dans le contrat prévoyance.

Là aussi, face aux positions des uns et des autres, il faut rétablir la vérité des faits :

 la disparition de cette garantie fait suite à la signature par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC d’un avenant à l’accord sur la prévoyance (accord minoritaire) qui a privé de couverture tous les salariés sous CDD qui en bénéficiaient jusque là, nous avons alors tenté de nous y opposer en demandant à la CGT de nous rejoindre, ce qu’elle a refusé de faire.

A chacun maintenant d’assumer les conséquences de ses actes.

Montreuil, le 17 septembre 2010.


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