Retour à la liste des articles de la rubrique PAYS DE LOIRE

Publié le 27/03/2017

CR CRE DU 22 MARS 2017

INFOS CRE du mercredi 22 mars 2017 à St Herblain

Délégation : Bruno DIEPPEDALLE Représentant Syndical 
Pascal CHABAS Élu Titulaire 
Martial MIRAILLES Élu Titulaire 
Fabrice CASSEREAU Élu Suppléant

INFOS CRE du mercredi 22 mars 2017 à St Herblain 

Délégation : Bruno DIEPPEDALLE Représentant Syndical 

Pascal CHABAS Élu Titulaire 

Martial MIRAILLES Élu Titulaire 

Fabrice CASSEREAU Élu Suppléant


PRESENTS POUR LA DIRECTION : Olivier JOUIN DRH

Nota: Le Directeur Régional, retenue par le nouvel appel d'offre régional, n'a pas pu présider ce CRE.

Point 1 : Approbation du PV de décembre 2016

Le PV de décembre est approuvé à l'unanimité.

Point 2 : Suivi de l'emploi

Concernant les effectifs, voir le tableau sur le document récapitulatif version PDF:

• Le cumul moyen annuel est de 457.50 ETP, dont 88 ETP CDD.

Pour la délégation Force Ouvrière : Beaucoup d'incertitude concernant les objectifs d'effectifs 2017 sur la Région PDL. Le conseil d'administration de l'AFPA se réunit début mars pour nommer un Président et proposer un budget. Dans l'attente, pas d'objectif de budget ou de cible en matière d'effectif. Bref, nous sommes plus que jamais dans le flou total !

Point 3: Information consultation sur la période de congés 2017

La direction nous a fait parvenir un document dans lequel il est précisé que les salariés ont l'obligation de prendre 4 semaines de congés consécutives durant la période dite "haute". Après discussion, la direction assouplie sa position et indique que l'objectif est qu'au moins 4 semaines de congés, consécutives ou non, soient prises durant la période haute, dont 3 autour de la période de faible activité des centres (du 7 au 18 aout 2017). Pour les salariés ne disposant pas de RTT et de congés supplémentaires, il sera possible, après négociation avec le hiérarchique, de ne prendre que 3 semaines sur la période haute. Cela sera aussi possible pour le centre de Fontenay le Comte qui a 2 semaines de fermeture obligatoire à Noël.

Le but est que les congés des salariés soient totalement épuisés à la fin de la période (31 mai 2018).

4 Consultations ont lieu :

• 1 ere consultation portant sur la période de prise de congés du 1er juin 2017 au 31 mai 2018 et sur la période dite "haute" du 1er mai au 31 octobre 2017. Cette obligation de consultation n'est que formelle car elle découle du fait que cela ne soit pas précisé dans l'accord de 96 faisant usage de convention collective.

4 avis favorables, 2 abstentions

• 2 e consultation sur la fermeture des centres de la région PDL les lundi 30 avril 2018 (pont du 1er mai

offert), lundi 14 aout (pont du 15 aout dans la période de faible activité) et vendredi 11 mai 2018

(Pont de l'ascension à récupérer). 4 avis favorables, 2 abstentions 3

• 3 e consultation

- sur la fermeture des centres de la région entre Noël et le jour de l'an 2017.

4 avis favorables, 2 abstentions

- sur la fermeture du CMFP de Fontenay le Comte du 2 au 5 janvier 2018.

2 avis défavorables, 4 abstentions

• 4 e consultations sur les critères de priorité d'ordre de départ en congés (déjà définis par le code du travail). 4 avis favorables, 2 abstentions

Pour la délégation Force Ouvrière: Le pont "offert" qui était traditionnellement le vendredi qui suit le jeudi de l'ascension est maintenant positionné sur un lundi (pont du 1er mai 2018). Cela permet à tous les salariés de bénéficier d'un jour de congés complet. Il faudra donc récupérer la journée, ou demi-journée, du vendredi du pont de l'ascension. Par contre dans cette même semaine de l'ascension il y'a aussi le mardi 8 mai 2018 qui est férié, et là, la direction a décidé que les centres seraient ouverts les lundi 7 et mercredi 9 mai 2018. Gros cafouillage en perspective avec un lundi travaillé, suivi d'un mardi férié, puis d'un mercredi travaillé et d'un long week-end de l'ascension Jeudi/vendredi/samedi/dimanche. Refus obstiné de la direction de perdre ne serait-ce qu'une journée de production.

Point 4 : Bilan régional, catégorie par catégorie des primes AI et promotions 2016

Les documents fournis par la direction sont plus que succincts ! Nous pouvons voir que 21 salariés ont bénéficié d'une promotion pour un montant moyen de 251€/mois, 4 salariés ont eu une augmentation individuelle pour une moyenne de138€/mois, 81 primes pour charge supplémentaire ont été distribuées à 16 salariés pour un montant moyen de 250€/mois.

Pour les augmentations individuelles, 3 sont dû à des rattrapages égalité professionnelle, 1 est une vraie augmentation individuelle. Pourtant la direction nous assure qu'il n'y a plus d'AI, c'est donc l'exception qui confirme la règle !

Pour la délégation Force Ouvrière: Flou et opacité la plus totale ! La direction aurait-elle quelque chose à nous cacher ??

Les tableaux fournis concernant les promotions, primes et AI sont si généralistes qu'ils ne permettent de rien voir du tout ! Si ce n’est qu’en P.d.L, il a été attribué un montant de 20248 euros de prime dont un tiers pour les catégories 2 et 3 (mangement). Dans ces conditions, ne rien fournir du tout serait pareil. La direction doit être transparente et sincère, nous sommes loin du compte. Nous verrons bien avec les éléments du bilan social, quand il nous sera fourni, si la transparence est de mise.

Point 5 : Point sur les formateurs CDI, classe 9, ayant au moins 2 ans d'ancienneté.

Sur la région PDL, 14 formateurs sont en classe 9. 1 formateur refuse le passage "expert" en raison vraisemblablement de la nouvelle clause de mobilité nationale à signer. Pour les 13 autres il semblerait qu'ils soient en attente de validation par leur hiérarchique. La validation du passage de" formateur" à "expert", ou de "expert" à "conseil", se fait par le Manageur de Formation à l'aide d'une grille d'évaluation. A priori, la demande n'étant pas formalisée par le formateur, ou le MF ayant d'autres chats à fouetter, ces validations «expert » ou "conseil" seraient passées à la "trappe".

Un point important, la finalisation du parcours pédagogique du formateur (DFA) n'est pas un élément obligatoire pour le passage "expert" ou "conseil". Seul compte la mise en œuvre des compétences du formateur au regard de la grille d'évaluation.

Pour la délégation Force Ouvrière : La Délégation Force Ouvrière a demandé une automaticité du passage de cette grille d'évaluation pour les formateurs classes 9 tous les 6 mois, tant qu'ils ne sont pas passés classe 10. La direction a indiqué que cette demande était recevable, et qu'elle allait voir comment la mettre en œuvre. 

Point 6 : Questions en suspens : 

A) Réponse de M. Costiou suite à la déclaration de FO au CRE de décembre 2016 

B) Fourniture de la convention régionale encadrant les migrants 

C) Position de la direction sur les temps d'habillage et de déshabillage 

D) Position de la direction sur les indemnités de fonctions (remplacement de salarié de classe supérieure)

Réponse de M. Costiou suite à la déclaration de FO au CRE de décembre 2016:

Lors du CRE de novembre 2016 il avait été posé la question du coût de la location des moyens informatiques et téléphoniques. Les chiffres communiqués par la direction étaient les suivants: 
Suite à notre interpellation M. Costiou nous a fait parvenir un tableau détaillant les coûts du matériel avec l'ancien contrat SCC se finissant le 31 décembre 2016, conclu pour une durée de 5 ans: 
Avec le nouveau contrat débutant le 1er janvier 2017 conclu pour une période de 4 ans les coûts sont les suivants:


Pour la délégation Force Ouvrière : Voici la façon dont sont traités les représentants du personnel ! Ils ont toute légitimité pour interroger la direction sur ses choix économiques, et celle-ci doit répondre sincèrement. Est-ce de la sincérité de nous communiquer des coûts pour le moins aléatoires et finalement totalement prohibitifs. Simple constat, au vu des éléments fournis, le matériel informatique devrait être notre propriété à la fin de la location. Donc, soit nous n'avons plus de coût de location et nous gardons notre matériel, soit nous repartons sur une nouvelle location et tout le matériel informatique de la région doit être remis à neuf. Est-ce le cas ?? Quant aux coûts communiqués sont-ils hors taxe ou TTC ? Pratiquement 20% d'économie entre le 1er et le 2e contrat, comment a été choisi notre1 er fournisseur ? Comment peut-on nous communiquer un montant de location mensuelle de plus de 56 000€ sans vérifier la cohérence de ce chiffre ? Il est vrai que nous constatons tous les jours que les prix pratiqués dans SIHA sont bien souvent plus élevés que ceux de nos anciens fournisseurs, et nous pouvons légitimement nous interroger sur la façon dont ont été négociés ces marchés nationaux.



B) Fourniture de la convention régionale encadrant les migrants

L'accord-cadre entre l'AFPA PDL et le Préfet de Région sur l'accueil des migrants a été communiqué.
L'AFPA s'engage à accueillir 242 migrants jusqu'au 30 avril 2017 pour un coût d'environ 700 K€.
C) Position de la direction sur les temps d'habillage et de déshabillage
Pour qu'il y ait obligation d'une contrepartie sur le temps d'habillage et de déshabillage, il faut
2 obligations :
• Que le port du vêtement de travail soit obligatoire
• Que le salarié soit obligé de se changer sur son lieu de travail
La direction cherche à se désengager de son obligation en indiquant que les 2 obligations ne sont pas remplies puisque les salariés ont la possibilité de se changer chez eux avant de venir au travail.
Pourtant, suite à un courrier de la Délégation Force Ouvrière à l'Inspection du Travail, il a bien été notifié sur la réponse : " Lorsque, pour des raisons d'hygiène, le port d'un vêtement de travail est obligatoire, l'employeur ne peut pas s'exonérer de ses obligations. Ainsi, lorsque des salariés travaillent sur des chantiers de travaux publics et sont en contact avec des produits salissants et dangereux (goudron, bitume, ciment, etc.), la Cour de cassation relève que les salariés sont astreints au port d'une tenue de travail et que «les conditions d'insalubrité" imposent de se changer sur le lieu de travail. (Cass. Soc., 21 nov. 2012, n" 11-15.696)." Malgré cela, la direction persiste et signe : "Les salariés ont la possibilité de se changer chez eux."


D) Position de la direction sur les indemnités de fonctions (remplacement de salarié de classe supérieure)

Cette question se pose pour tout salarié remplaçant temporairement un personnel de classe supérieur, comme un Chef de Cuisine (classe 5) remplaçant un Gérant (classe 8), ou un formateur (classe 9) remplaçant un formateur expert (classe 10) ou conseil (classe 11). Cette question a été montée au DRH national qui a repris l'argumentation du DRH régional en disant que le salarié ne remplissait pas totalement la fonction. Argumentation plutôt simpliste qui permet d'éviter d'avoir à donner une indemnité de fonction à tous les formateurs CDD dont le contrat de travail stipule qu'il remplace un formateur classe 10. Cela est la majorité des missions de remplacement des formateurs. La Délégation Force Ouvrière défend le fait que si le salarié remplissait la totalité de la fonction, il serait de toute évidence positionné dans la classe supérieure. En effet, un formateur classe 9 remplissant totalement la fonction d'un formateur expert, doit être positionné expert. Cela semble être évident pour beaucoup de monde, sauf pour la direction.


Pour la délégation Force Ouvrière: Ci-dessous un petit rappel des "désaccords" de la Délégation Force Ouvrière avec la direction:

• Article 4.3 du GPRH L'indemnité de fonction : Lorsqu'un salarié est amené à remplacer provisoirement et effectivement pour les besoins du service un autre salarié ayant une classification supérieure à la sienne, il bénéficie d'une compensation pécuniaire.
Pour la direction : "… il me semble que le remplacement doit être total pour pouvoir donner lieu au versement de l’indemnité de fonction ; or dans la fiche de fonction de formateur, les critères entre formateur, formateur-expert formateur conseil sont suffisamment différenciant pour justifier la réponse qui vous a été faite par la direction locale."


• Article 4.7 du GPRH Prime de mobilité-renfort-remplacement : Elle est attribuée par le directeur d'établissement à tout salarié lors d'une mission de renfort ou de remplacement, à condition que le déplacement soit d'une durée supérieure à cinq jours ouvrés. Le montant de la prime est égal à 5.66€ par jour ouvré.

Pour la direction :
"Concernant la prime de mobilité-renfort-remplacement, elle a été mise en place de manière unilatérale il y a environ 20 ans mais n’est plus utilisée depuis de nombreuses années dans l’ensemble de l’entreprise probablement parce que la plupart du temps l’ensemble des conditions ne sont pas réunies (en particulier aucune enveloppe n’est attribuée aux centres) mais aussi parce que le/la collaborateur/trice qui est en déplacement, bénéficie, soit des mesures GPEC de mobilité temporaire si il-elle est en sous-activité dans son centre, soit d’une prise en charge de ses frais de déplacement selon les règles de l’entreprise, voire d’une indemnité pour charges supplémentaires le cas échéant."
Il est à noter que cette prime avait été demandée pour les salariés qui n'avaient pas été pointé en sous-activité, et donc n'étaient pas éligibles aux conditions GPEC. Ceux-ci avaient accepté des déplacements pour rendre service à l'AFPA ou pour éviter une sous activité prévisible et non formalisée. Les directeurs de centre nommés par intérim directeur d'un centre supplémentaire ont bénéficié de façon systématique de la prime pour charge supplémentaire (4.5 du GPRH). Où est l’équité?

• Article 34 des accords de juillet 96 : Tout salarié a droit, sur justificatif, dans les conditions légales, aux congés exceptionnels pour raison familiale prévus ci-dessous …. :

- Décès d'un ascendant ou d'un beau-père, d'une belle-mère, d'un frère ou d'une sœur: 3 jours

Pour la direction, ascendant s'arrête au 1er degré, père, mère, beau-père, belle-mère. Pour votre grand-père ou grand-mère, il faudra piocher dans vos CP ou RTT.

Pourtant :

"Une personne est l'"ascendant" d'une autre, lorsque cette dernière en est issue par la naissance et ce, à tous les degrés successoraux (père, mère, grand-père, grand- mères, arrière-grand-père et arrière-grands-mères etc.)." (Dictionnaire juridique)


• ArticleL3121-3 du code du travail : Le temps nécessaire aux opérations d'habillage et de déshabillage, lorsque le port d'une tenue de travail est imposé par des dispositions légales, des stipulations conventionnelles, le règlement intérieur ou le contrat de travail et que l'habillage et le déshabillage doivent être réalisés dans l'entreprise ou sur le lieu de travail, fait l'objet de contreparties. Ces contreparties sont accordées soit sous forme de repos, soit sous forme financière

Pour la direction les salariés ont la possibilité d'enfiler leurs tenues de travail souillées chez eux, donc pas de contreparties.

Devant tant de mauvaise foi, il ne reste plus que les tribunaux pour faire entendre raison !

Il y a parfois des moments où nous tombons d'accord, à la suite d'échanges vifs et vigoureux :

Article 11.5 du GPRH : Les horaires du personnel ayant des enfants à charge peuvent être aménagés le jour de la rentrée scolaire sans perte de salaire, par note du directeur d'établissement.

Extrait du PV du CRE du 21 septembre 2016 au Mans :

"A partir d'aujourd'hui, les gens feront les 2 heures de rentrée scolaire pendant leur temps de travail et ils n'auront pas à récupérer." (Pierre Chauveau Directeur Régional)

Point 7 : Questions diverses

Plusieurs questions diverses :
A) Le changement statutaire de l’AFPA en EPIC permettra-t-il à ce dernier de devenir organisme collecteur de la taxe d’apprentissage ?

Cette suggestion va être approfondie et le Directeur Régional verra s'il peut apporter une réponse au prochain CRE sur ce sujet.

B) Pourquoi les formations Linky ne sont pas déployées dans d’autres centres de la région sauf ST
HERBLAIN et ST NAZAIRE et comme initialement prévu alors que le changement de ces compteurs a démarré dans d’autres départements comme la Mayenne par exemple ?
Il n'y a pas eu de demande de formation sur la Mayenne, donc aucune formation n'a été programmée pour l'instant.

C) Demandes de précisions sur la note et les directives de la direction régionale concernant les permis de conduire.
Au vu des nombreuses questions soulevées par la diffusion de cette note régionale, la direction a décidé de suspendre son application et d'en rédiger une nouvelle moins contraignante et en cohérence avec la législation.

La situation aujourd’hui :

• Des process de fonctionnement entre les filiales et l'EPIC qui sont aujourd'hui

inconnus, mais qui seront sûrement particulièrement complexes.

• Un passage en EPIC/Filiales présentant un risque important d'augmentation des

Risques Psycho Sociaux

• Une navigation à vue de la direction générale sur le passage en EPIC/Filiale

Salariés de l'AFPA, réagissez et soyez dans le rue le 7 mars

pour défendre le service public !!

Retrouvez toutes les infos sur le site :

http://www.fo-afpa.fr/

Contact : fo-pdl@orange.fr




 




Fermer cette fenêtre X

Adhérents

Afin de profiter de toutes les ressources du site, identifiez-vous